Xavier Pompidou : « Des souvenirs qui marquent à vie et qu’on a envie de revivre »
Retour

Xavier Pompidou : « Des souvenirs qui marquent à vie et qu’on a envie de revivre »

Xavier Pompidou compte sept participations aux 24 Heures du Mans. Celui qui a récemment organisé un Track Day sur le circuit Bugatti garde un souvenir impérissable de son engagement à la classique mancelle.

Quel sentiment s’empare de vous lorsque vous franchissez les portes du circuit Bugatti ?

« J’en ai plusieurs. Le premier est lié à mon début de carrière puisque j’ai remporté le volant ACO sur le circuit Bugatti en 1991. Ensuite ça me rappelle mes participations aux 24 Heures du Mans où je suis monté sur le podium à deux reprises. Ce sont des moments super forts dans une carrière. Lorsqu’on monte sur le podium et qu’on fait face à la foule de spectateurs, on a l’impression d’être Johnny Hallyday. »

Quelles sont vos activités désormais ?

« Mes activités s’articulent autour de deux grands volets. Le premier concerne le coaching. A la fin de ma carrière je suis retourné à l’Auto Sport Academy du Mans afin de passer les diplômes pour être coach. Le deuxième touche à tout ce qui est événementiel autour du sport automobile. J’organise des track days sur différents circuits d’Europe et venir rouler sur le circuit Bugatti est un passage obligé. »

Vous comptez sept participations aux 24 Heures du Mans. Laquelle vous a le plus marqué ?

« Trois participations m’ont particulièrement marqué. La première en 1998 parce que c’est quelque chose qu’on ne peut pas imaginer tant qu’on n’y a pas participé. Ensuite, en 2005 car ma course aurait pu très mal se terminer à cause d’une sortie de piste au virage d’Indianapolis. Puis en 2009 avec Speedy Racing Team lorsqu’on a terminé deuxième de la catégorie LMP2. Un podium sur lequel figurait également mon ami, Emmanuel Collard, avec qui on s’était battu toute la saison et qui pilotait pour Team Essex. C’était un moment très fort. »

Revenons sur votre première participation en 1998 au volant de la Kremer-Porsche de Kremer Racing. Vous aviez terminé la course en 12e position et à la deuxième place de la catégorie LMP1. Imaginiez-vous réaliser un tel résultat ?

« J’étais déjà venu aux 24 Heures en spectateur à l’époque où j’évoluais en Formule Renault car mes mécaniciens prêtaient mains fortes à des équipes qui participaient à l’épreuve. J’avais trouvé ça extraordinaire. En revanche, lorsqu’on vit la course de l’intérieur, c’est vraiment impressionnant. Ce sont des souvenirs qui marquent à vie et qu’on a envie de revivre.
J’ai intégré Kremer Racing qui était une grande équipe néanmoins nous n’étions pas venus avec l’idée de monter sur le podium de notre catégorie. La course s’était très bien déroulée. Je m’étais très rapidement senti à l’aise avec la voiture. Nous avions eu de la pluie le dimanche matin. Ça m’avait permis de me mettre en évidence et d’aider l’équipe à faire un bon résultat. »

Vous avez également connu des mésaventures aux 24 Heures du Mans. On pense notamment à votre sortie de piste au virage d’Indianapolis en 2005 au volant d’une Porsche 911 GT3 RSR de T2M Motorsport. Pouvez-vous nous raconter ?

« J’ai perdu une de mes roues à l’amorce du virage d’Indianapolis, la voiture s’est mise à 90 degrés par rapport à la piste mais j’ai réussi à la remettre droite et à choisir là où j’allais aller. Lorsque j’ai vu que ma course allait se terminer dans l’échappatoire, j’ai su que ça allait taper fort. Toutefois, je ne m’attendais pas à attérir dans un arbre. Je ne me souviens pas du choc en revanche je me rappelle avoir parlé à la radio avec mon équipe et la transmission n’avait jamais aussi bien fonctionné. Je suis descendu de la voiture par mes propres moyens. L’événement en lui-même n’a pas été traumatisant. En revanche lorsque je me suis retrouvé seul avec la voiture dans le parc fermé, j’ai pris conscience que ça aurait pu mal se terminer. Ça a été un vrai choc. Je me suis isolé et j’ai pleuré durant cinq minutes. L’année d’après j’étais de nouveau au départ de la course et à aucun moment j’ai pensé que je pourrais de nouveau connaître une telle mésaventure. »

Xavier Pompidou – Sept participations aux 24 Heures du Mans
1998 : Kremer-Porsche de Kremer Racing – 12e du classement général et 2e de la catégorie LMP1 ;
2000 : WR-Peugeot de Gérard Welter – Abandon ;
2001 : Ascari-Judd de Team Ascari – Abandon ;
2005 : Porsche 911 GT3 RS de T2M Motorsport – Abandon ;
2006 : Porsche 911 GT3 RSR de Sebah Automotive – Abandon ;
2008 : Lola-Judd de Sebah Automotive – Abandon ;
2009 : Lola-Judd de Speedy Racing Team – 12e du classement général et 2e de la catégorie LMP2.

PHOTO 1/5