Dunlop entend bien poursuivre sur cette lancée… avant de voir encore plus grand à l’avenir, avec un engagement en LM P1 ? James Bailey, responsable Communication et Relations Publiques pour la compétition, fait le point.
Que tirez-vous de votre engagement en LM P2, à la fois pour la voiture sportive et l’usage routier ?
James Bailey : « Pour nous, le LM P2 est une plate-forme de développement technique pour le pneu de l’avenir. L’appui généré par les LM P2 nous permet de développer de nouvelles constructions que nous intégrons également dans notre programme sportif en GT. En ce qui concerne l’usage routier, le mélange de gomme utilisé pour le pneu Dunlop Sport Max Race monté sur les Porsche 911 GT3 provient directement de nos travaux en LM P2. C’est pour nous un aspect très important. »
Que ce soit aux 24 Heures du Mans, en Championnat du Monde d'Endurance de la FIA ou en European Le Mans Series, la bataille de plus en plus intense dans la catégorie LM P2 ces dernières années doit également apporter de précieux enseignements…
« Tout à fait. Etant donné que les performances des LM P2 sont relativement similaires, nous savons toujours où nous en sommes pour ce qui concerne la perspective de développement des pneus. Ces dernières années, la bagarre est absolument fantastique et l’Automobile Club de l’Ouest a accompli un travail remarquable pour amener cette catégorie là où elle en est aujourd’hui : une belle variété de châssis, un budget plafonné, un développement technique limité, un grand professionnalisme des équipes… C’est un remarquable équilibre pour une stratégie inscrite dans la durée, qui aboutit à une belle diversité ainsi qu’à un gain d’intérêt auprès de nouveaux partenaires pour les équipes. »
Et qu’en est-il aux 24 Heures du Mans de la bataille avec Michelin, « la maison d’en face » ?
« Nous respectons beaucoup notre adversaire car, comme nous, il a beaucoup d’expérience et connu de nombreuses victoires. Nous sommes très fiers qu’aux 24 Heures du Mans 2014, la catégorie LM P2 ait été la seule à avoir connu une « guerre des pneus ». Nous avons certes terminé en 2014 aux trois premières places de la catégorie LM P2 (avec trois châssis différents : la Zytek de Jota Sport, la Ligier de Thiriet by TDS Racing et l'Alpine A450b de Signatech Alpine, ndlr) mais nous ne nous reposons pas sur nos lauriers pour autant : cette année, nous amenons un nouveau pneu qui est un nouveau pas en avant. »
Si on se repenche sur la prestigieuse histoire mancelle de Dunlop, pensez-vous à la catégorie LM P1 à plus ou moins long terme ?
« Ce record, nous en sommes fiers. 2015 marque notre 127e année de présence en compétition et voici 91 ans que nous avons signé notre première victoire aux 24 Heures du Mans (avec la Bentley de John Duff et Frank Clement en 1924, ndlr). Notre succès en LM P2 prouve que nous nous sentons parfaitement capables de passer en LM P1, mais tout est question de la bonne occasion au bon moment. Le LM P1, ce doit être une histoire et un partenariat avec un constructeur, ainsi qu’une combinaison parfaite entre le marketing et la technique. Nous sommes prêts à en parler avec un constructeur, car nous pouvons offrir quelque chose de différent. »









