Brillant pilote, Amédée Gordini (1899-1979) fut aussi un génie de la mécanique, et ses dons de préparateur lui vaudront de passer à la postérité sous le surnom de « sorcier ». Au milieu des années trente, son histoire est tout d’abord liée à Simca, à cette époque filiale française de Fiat. Ainsi, il entreprend de transformer en voiture de course la Simca Huit (basée sur la Fiat 1 100), apparue en 1938. Celle-ci fait sa première apparition aux 24 Heures du Mans cette même année, avec une neuvième place à l’arrivée. Six exemplaires sont engagés en 1939. Associé à José Scaron, Amédée Gordini est au volant de la première Simca Huit classée, qui termine dixième. Elle est à nouveau au départ dix ans plus tard, pour la reprise des 24 Heures après la Seconde Guerre Mondiale (avec la 14e et la 17 position à l'arrivée), tandis que sa version routière, qui a connu un grand succès tout au long de son existence, sera fabriquée jusqu’en 1951. Amédée Gordini deviendra quant à lui un partenaire privilégié de Renault à partir de 1956.
Année : 17e édition des 24 Heures du Mans (25 & 26 juin 1949)
Nombre d’exemplaires engagés : six
Informations techniques :
Moteur quatre cylindres en ligne 1.1 litre
Pilotes :
Félix Lecerf-Robert Redge (n°46)
Norbert Jean Mahé-Roger Crovetto (n°47)
Just Emile Vernet-Claude Batault (n°48)
Robert Tocheport-Roger Caron (n°51)
André Guillard-Théodore Martin (n°52)
Viviane Elder-Victor Tamerano (n°54)
Résultats en course :
14e (Norbert Jean Mahé-Roger Crovetto)
17e (André Guillard-Théodore Martin)
Abandon (Félix Lecerf-Robert Redge, Just Emile Vernet-Claude Batault, Robert Tocheport-Roger Caron, Viviane Elder-Victor Tamerano)









