24 Heures du Mans - Les voitures marquantes de l’ère LMP1 (2/3)
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24 Heures du Mans - Les voitures marquantes de l’ère LMP1 (2/3)

Créée en 2004, la catégorie LMP1 va clore un grand chapitre de l'Endurance ce samedi, lors des 8 Heures de Bahreïn, finale de la saison 2019-2020 du Championnat du Monde d’Endurance de la FIA. En 2021, la catégorie reine sera l'Hypercar. A cette occasion, nous vous proposons une rétrospective de différentes machines qui ont animé cette légendaire classe LMP1 aux 24 Heures du Mans.

Epsilon Euskadi ee1 (2008)

Cette LMP1 aux formes étonnantes mais qui faisait appel à des solutions techniques éprouvées (moteur Judd, boîte de vitesses Ricardo, pneumatiques Michelin ou freins Brembo) est née à une trentaine de kilomètres de Saint-Sébastien (Espagne). Elle est ainsi devenue la première auto espagnole à participer aux 24 Heures du Mans. Pilotée par les pilotes hispaniques Miguel Angel de Castro, Angel Burgueno et Adrian Valles cette voiture fut contrainte à l’abandon à la suite d’un problème de transmission.

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Dome S102 (2008)

Dome fut présent en catégorie reine de 2001 à 2007 via l’équipe Racing For Holland de Jan Lammers. En 2008, le constructeur japonais avait décidé de passer à la vitesse supérieure en engageant officiellement ce prototype fermé. Face à Peugeot, Audi, Lola (Charouz), Epsilon Euskadi, Pescarolo et Oreca, le défi était de taille. Propulsée par un moteur V10 Judd GV5.5 et confiée aux pilotes japonais Daisuke Ito, Yuji Tachikawa et Tatsuya Kataoka, cette voiture a rencontré des problèmes techniques divers et a été victime de plusieurs touchettes. De ce fait, elle a franchi la ligne d’arrivée en 33e position. 

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Peugeot 908 HDi (2009)

C’est en 2007 (soit 14 ans après le triplé historique des 905) que Peugeot a fait son retour en endurance et aux 24 Heures du Mans avec la Peugeot 908, un prototype fermé à motorisation Diesel. Une voiture aux lignes futuristes équipée d’un moteur V12 turbo. En 2009, tenant compte des résultats des deux éditions précédentes, Peugeot a présenté une 908 remaniée sur le plan aérodynamique. Le moteur avait également fait l’objet de retouches afin de bénéficier d’une consommation moindre tout en restant aussi performant. Ces évolutions ont notamment permis à Peugeot de s’imposer et même de réaliser le doubler cette année-là.

Les pilotes vainqueurs avec la Peugeot 908 HDi :

  • Marc Gené, David Brabham et Alexander Wurz en 2009
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Audi R15 Plus TDi (2010)

Après les déconvenues vécues en 2009 avec la R15, Audi a repensé son projet LMP1 l’année suivante en construisant une évolution de ce prototype. Si le châssis n’avait pas subi de modifications, toute l’aérodynamique avait été reconsidérée. De la forme des capots à celle des flancs, les suspensions, les positions des radiateurs, tout était nouveau. Le constructeur allemand avait une voiture en mesure de reprendre la victoire à Peugeot et sa 908 HDi. Après une lutte de tous les instants et l’abandon des trois 908 HDi ainsi que celle engagée par Oreca, Audi avait réalisé le triplé. Cette année-là, les pilotes vainqueurs Timo Bernhard, Romain Dumas et Mike Rockenfeller ont établi un nouveau record à la distance avec 5 410,713 km parcourus. Un exploit à porter au crédit d’un moteur turbo diesel, technologie dont c’était le cinquième succès consécutif.

Les pilotes vainqueurs avec l’Audi R15 Plus TDi :

  • Timo Bernhard, Romain Dumas, Mike Rockenfeller en 2010
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Retrouvez le premier volet de notre série d'articles réservés aux voitures marquantes de la catégorie LMP1 ici

Lire aussi l'interview d'Alexander Wurz, double vainqueur des 24 Heures du Mans.