24 Heures du Mans - Yuji Kunimoto (Toyota) veut chasser les doutes !
Après une entrée en matière difficile lors des dernières 6 Heures de Spa, Yuji Kunimoto, nouvelle recrue de Toyota et néophyte au Mans, est en quête de réhabilitation.
Il ne veut pas être le maillon faible ! Yuji Kunimoto, champion Super Formula en titre, préféré au pilote réserviste 2016 Ryo Hirakawa pour compléter l’équipage sur la troisième voiture du constructeur nippon, n’en mène pas large. Autant ses premiers tests dans la Toyota LMP1 « usine » avaient fait naître de grands espoirs au cours de l’hiver, autant sa première expérience en course lors des dernières 6 Heures de Spa fut décevante. Tétanisé par l’enjeu, timoré dans le trafic, il s’est montré sous un jour peu flatteur en Belgique, loin de refléter son vrai potentiel. Depuis, il a travaillé. Beaucoup ! « Spa a été un week-end douloureux, admet-il en cette veille de premier contact avec la piste mancelle. C’était ma première expérience en Europe et au volant de la TS050 Hybrid en course. J’ai eu du mal à gérer l’aéro de la voiture et les pneus ont souffert. Il y a eu aussi le trafic… Avec l’écurie et mes ingénieurs, nous avons fait un gros travail. Nous avons analysé tous mes relais, décortiqué toutes les données, et j’ai beaucoup appris. »
"Nico (Lapierre) est extraordinaire avec moi. Il me donne beaucoup de conseils…"
Yuji Kunimoto
Il se dit prêt et remercie ses équipiers des précieux conseils qu’ils lui ont délivrés, surtout Nicolas Lapierre. « Nico est extraordinaire avec moi, tient-il à dire. Il me donne beaucoup de conseils, me fait profiter de sa grande expérience. C’est important d’avoir une telle référence à ses côtés car, en plus, il est très rapide. José (Lopez) est très rapide aussi, mais il n’a pas le même bagage en LMP1. »
Le sien est plus maigre encore, malgré les séances à répétition dans le simulateur. « J’ai passé des heures dedans, souffle-t-il, mais rien ne vaut la réalité. J’ai aussi visionné beaucoup de caméras embarquées. Je ne sais pas ce que j’aurais pu faire de plus… Je me sens bien préparé ! » Lâchée après quelques secondes de silence, sa dernière phrase est lourde de sens. Blessé dans son honneur, Yuji va disposer de vingt-quatre heures pour redorer un blason passablement terni. Vingt-quatre heures cruciales pour son devenir au sein de la structure usine ! Au propre comme au figuré, sortir de la nuit va être son objectif dans deux semaines et, pour lui, c’est dès ce week-end que le compte à rebours est lancé.
« Découvrir la piste, l’apprivoiser, parfaire ma connaissance de la voiture : je vais avoir une journée bien remplie, conclut-il avec un brin d’anxiété contenue. Il y a beaucoup de boutons, beaucoup de systèmes à gérer dans la voiture. C’est difficile de se concentrer sur son pilotage mais je m’en suis pas mal sorti à Spa. » Demain, c’est pour chasser ses derniers doutes que le natif de Yokohama, âgé de 26 ans, entrera en piste.
Photo (VSA / Pascal Saivet) : Le Japonais Yuji Kunimoto face à son destin !
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