Equipages à 1, 2, 3…
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Equipages à 1, 2, 3…

Exploits et anecdotes, de 1923

A la naissance des 24 Heures du Mans, il parut évident qu’aucun homme ne pourrait s’affranchir seul d’une telle épreuve d’endurance. Et pourtant…

En 1923, chacune des 33 voitures au départ étaient confiée à deux pilotes pour des raisons évidentes de fatigue. Pourtant, en quelques rares occasions, certains se distinguèrent par leur résistance. C’est le cas de Raymond Sommer qui, en 1932, remporta la course sur Alfa Romeo après avoir passé 20 heures au volant suite à une indisposition de son partenaire Luigi Chinetti. Celui-ci prit sa revanche après la guerre, en 1949, en gagnant après avoir passé 23 heures au volant de sa Ferrari ! Son équipier, l’Anglais Peter Mitchell-Thomson avait, semble-t-il, abusé du Cognac avant le départ…

Le premier équipage à trois (Nicolas Koob, Gunther Huber, Erwin Kremer) se classa 10ème en 1971 sur une Porsche 911 S. En 1977, Jacky Ickx, Hurley Haywood et Jürgen Barth (Porsche) furent les premiers à vaincre en trio. Ce format devint la norme au début des années 80 et aucun duo n’a plus triomphé depuis Klaus Ludwig et Henri Pescarolo (Porsche) en 1984.

La dernière tentative volontaire en tandem remonte à l’édition 1997 avec les pilotes Fabien Giroix et Jean-Denis Deletraz, lesquels n’étaient hélas pas parvenus à qualifier leur Lotus Elise GT1. Plus récemment, en 2009, Charles Zwolsman et André Lotterer furent contraints de se partager le volant de leur Audi R10 en se passant de l’aide de Narain Karthikeyan après que l’indien s'est brisé l’épaule en franchissant le muret des stands quelques minutes avant le départ.

Enfin, si certaines courses d’endurance, comme les 24 Heures de Daytona, acceptent désormais jusqu’à cinq pilotes par voitures, jamais un équipage à quatre ou plus ne s’est présenté dans la Sarthe. Le Mans, une épreuve d’homme ? Non, en 1930, Marguerite Mareuse et Odette Siko s’étaient classées 7èmes sur Bugatti sans l’aide de ces messieurs !

Julien HERGAULT / ACO