Sous le déluge, Fernando Alonso remporte les 24 Heures de Daytona
Retour

Sous le déluge, Fernando Alonso remporte les 24 Heures de Daytona

Bien sûr, ses équipiers Renger Van Der Zande, Jordan Taylor et Kamui Kobayashi ont contribué à la victoire de la Konica Minolta Cadillac DPi-V.R #10, mais force est de constater que le pilote espagnol a éclaboussé de son talent et de sa maîtrise cette édition des 24 Heures de Daytona, particulièrement détrempée.

Rubens Barrichello est connu et reconnu dans le milieu de la compétition automobile comme un spécialiste de la pluie. Le Brésilien, depuis son plus jeune âge, s’est très souvent entraîné sur le circuit d’Interlagos, théâtre d’orages aussi soudains que fréquents. Il apprécie particulièrement ce genre de conditions délicates. Maîtrisant l’aquaplaning sur 4 roues, quelle que soit sa monture (karting, monoplace, GT ou prototype), l’ex-pilote de F1 portait les couleurs de JDC Miller Motorsports sur une Cadillac DPi-V.R aux 24 Heures de Daytona 2019.

A deux heures de l'arrivée, alors que la course était sous régime de drapeau rouge, Rubens Barrichello, interrogé par la télévision officielle, déclarait : « vous savez combien j’aime conduire sous la pluie. Mais là, c’était vraiment impossible. Non seulement la visibilité était nulle, mais l’aquaplaning, particulièrement dans le passage du Bus Stop, était particulièrement dangereux. Mettre ce drapeau rouge est la meilleure décision. On ne pouvait plus piloter. On l’a bien vu. Mieux vaut ne pas prendre plus de risques. Les 24 Heures de Daytona restent malgré cette météo une épreuve incroyable. »

Depuis la 15e heure de course, la pluie et les trombes d’eau perturbaient le déroulé de cette édition des 24 Heures de Daytona, qui comptaient 47 machines au départ. Régime de ‘’full course Yellow’’, drapeau rouge et quelques minutes de compétition libre se succédaient. A ce stade, quand à moins de deux heures de l’arrivée, la course fut à nouveau suspendue, Fernando Alonso, qui venait de se défaire de Felipe Nasr, menait la meute déboussolée par ces intempéries. Les figures (trop) libres et non contrôlées des DPi, des LMP2 comme des GT devenaient trop nombreuses. Dangereuses.

La direction de course, après avoir espéré une amélioration des conditions de piste, décidait à quelques 11 minutes du drapeau à damier que cette édition était terminée.

Ces 24 Heures de Daytona 2019 étaient donc remportées par l’équipe de la #10 Konica Minolta Cadillac DPi-V.R de Kobayashi, Taylor, Van Der Zande et Alonso.

Fernando Alonso, vainqueur des 24 Heures du Mans 2018 avec Toyota Gazoo Racing et actuel leader du Championnat du Monde d’Endurance de la FIA, confirme sa magnifique adaptation à l’Endurance. Tentera - t-il sa chance sur d'autres manches de 24 Heures aussi célèbres que le Nürburgring ou Spa? Pour le moment, le double champion du monde de F1 vise la triple couronne puisqu’il s’alignera en mai prochain aux 500 Miles d’Indianapolis avec McLaren. En cas de succès, il rejoindrait Graham Hill, jusqu’à ce jour, l’unique champion à avoir accompli cette prouesse. Alonso entend bien aussi décrocher un nouveau titre mondial, à l'issue de la Finale de la Super Saison du FIA WEC 2018-2019, lors des 24 Heures du Mans 2019 (15-16 juin).  

En LMP2, la victoire revient à l’Oreca 07 DragonSpeed # 18 de Saavedra-Maldonado-Cullen-Gonzales, en GTLM  à la BMW M8 #25 de Farfus-De Phillippi-Eng-Herta, en GTD à la Lamborghini Huracan GT3 de GRT Grasser Racing Team #11 de Engelhart-Breukers-Ineichen-Bortolotti.

Photo: courtoise de l'IMSA