Rétro 2019 : la 87e édition des 24 Heures du Mans
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Rétro 2019 : la 87e édition des 24 Heures du Mans

Alors que 2020 se profile, retour sur la 87e édition des 24 Heures du Mans. Cette dernière a d'ailleurs été Super à plus d'un titre, puisque Super Finale de la Super Saison du Championnat du Monde d’Endurance FIA WEC 2018-2019. Rappel en 24 faits marquants.

La Super Finale d’une Super Saison

Pour la première fois, les 24 Heures du Mans ont célébré des vainqueurs et des Champions du Monde FIA. En effet, cette 87e édition de la classique mancelle constituait la Super Finale d’une Super Saison disputée sur 14 mois et sur huit manches. Cette saison 2018-2019 comptait deux visites à Spa-Francorchamps et au Mans. Au total, les équipes ont effectué pas moins de 86 heures de course ! A l’arrivée, ce dimanche 16 juin 2019, Toyota Gazoo Racing, Porsche GT Team, Signatech Alpine Matmut et Team Project 1 ont fêté des titres bien mérités alors que de son côté AF Corse a célébré sa victoire dans la catégorie LMGTE Pro.

« 6h48 à la Chapelle »

L’affiche 2018 des 24 Heures du Mans avait fait l’objet d’un travail sur les lumières, le contraste jour-nuit, la fête foraine, autant de symboles de la célèbre course d'endurance. Ce travail a trouvé son prolongement en 2019 puisque l’affiche de la 87e édition montrait le soleil levant sur le circuit (à 6h48), moment mythique des 24 Heures. Ce soleil qui commence tout juste à chauffer la piste et dont les rayons apparaissent derrière le logo de l’épreuve. Autres stars : les voitures. Elles filent vers leur destin. Au premier plan, nous pouvions observer un prototype, les plus aguerris avaient reconnu la Toyota TS050 Hybrid, puis nous découvrions un combat en catégorie LMGTE Pro entre Ford et Ferrari, un véritable clin d’œil à quelques mois de la sortie du film Le Mans 1966. Enfin, au second plan, nous retrouvions l’ambiance populaire de l’événement. Le slogan « Super Finale » venait rappeler aux spectateurs l’enjeu numéro un de cette édition spéciale qui bouclait une Super Saison.

62 garages

Ce ne sont pas 60 mais 62 garages qui étaient à disposition pour cette 87e édition des 24 Heures du Mans. Avec 75 dossiers d’engagements de haute qualité reçus pour 60 places disponibles, la tâche du Comité de Sélection fut extrêmement difficile. C’est pourquoi l’Automobile Club de l’Ouest a rapidement étudié toutes les possibilités afin d’accueillir des concurrents supplémentaires. A l’issue de ces investigations, deux stands temporaires ont été ajoutés pour accueillir 62 invités au total. Installés entre le module sportif et les premiers garages du bâtiment des stands, ils ont été occupés par les deux Ligier JS P217-Gibson de United Autosports. 61 voitures ont pris le départ de la course (la Porsche 911 RSR #99 de Dempsey-Proton Racing a dû déclarer forfait après une sortie de piste lors des essais libres, ndlr).

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Un équipage 100% féminin au départ et à l’arrivée

Parmi les 61 voitures au départ, la Ferrari 488 GTE #83 était confiée à un équipage 100% féminin. Manuela Gostner, Rahel Frey et Michelle Gatting se sont relayées au volant de cette voiture engagée en catégorie LMGTE Am. Ces pilotes, soutenues par la commission Women In Motorsports de la FIA (Fédération Internationale de l’Automobile) ont réalisé une course régulière puis ont rallié la ligne d’arrivée en 39e position du classement général et à la 9e de leur catégorie. Une performance puisque depuis 1977, aucun équipage 100% féminin n’y était parvenu. « Si nous avons rallié l’arrivée, ce n’est pas seulement grâce à nous, c’est le fruit du travail de toute l’équipe. Nous avions effectué beaucoup d’essais en amont et c’est vrai que nous étions très bien préparées pour la course », a récemment déclaré Rahel Frey.

Un prototype électrique-hydrogène en piste avant le départ

A quelques minutes du départ, la LMPH2G, prototype électrique-hydrogène, symbole de MissionH24 joint-venture liant l’ACO et GreenGT afin de promouvoir l'hydrogène en compétition, a bouclé un tour du circuit des 24 Heures du Mans. L’occasion de démontrer une nouvelle fois que cette technologie constitue l’une des solutions les plus prometteuses de la transition énergétique appliquée à la mobilité et aux compétitions d’Endurance. Depuis, dans le cadre de la Michelin Le Mans Cup, cette voiture a participé aux essais libres des épreuves de Spa-Francorchamps et de Portimao avec l'ensemble des concurrents.

La Princesse Charlène de Monaco Starter d’honneur

Son Altesse sérénissime la Princesse Charlène de Monaco, championne de natation et actrice impliquée du Grand Prix de Monaco a donné le départ des 24 Heures du Mans 2019. Ainsi, elle incarna le relais entre Monaco et Le Mans, deux hauts lieux de la compétition automobile, théâtres d’exploits et de progrès. « J’ai découvert un environnement très spécifique, un public enthousiaste et l’intensité de cette compétition. Les 61 voitures sur la grille de départ, les 183 pilotes alignés à côté de leurs machines, avec les membres de leur équipe, au moment de la procédure de départ, les hymnes qui retentissent, la présentation du trophée, la patrouille de France, cet ensemble génère une ambiance et une énergie qui ne peuvent pas laisser indifférent », a-t-elle déclaré quelques minutes après avoir donné le départ.

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Dix minutes du film Le Mans 66 en avant-première

C’est à l’occasion des 24 Heures du Mans qu’a été donné, en France, le coup d’envoi de la promotion du film LE MANS 66 réalisé par James Mangold avec en vedettes, Matt Damon et Christian Bale. Ainsi, LE MANS 66 a réservé son premier tour de piste aux spectateurs des 24 Heures du Mans le vendredi 14 juin 2019 à travers la multidiffusion gratuite dans les cinémas Pathé Le Mans et CGR Le Mans Saint Saturnin d’un extrait exclusif du film d’une dizaine de minutes. De plus, tout au long du week-end, les fans ont pu découvrir la première bande-annonce du film grâce aux nombreux écrans situés dans la Fan Zone et sur le circuit. 

Tony Parker au mans

Pas à Antarès mais bel et bien sur le circuit ! Tony Parker est en effet venu vivre les 24 Heures du Mans aux côtés de l’équipe IDEC Sport. Le quadruple champion NBA a ainsi participé à la grande Parade des pilotes, vendredi 14 juin 2019 en centre-ville du Mans. Il a également effectué un tour de circuit avant le départ dans une Porsche safety car pilotée par Christophe Tinseau (12 participations aux 24 Heures du Mans). Lors d’une conférence de presse, il a confié son envie de participer aux 24 Heures du Mans. « Je vais d’abord commencer par participer à une séance d’essais privée, loin des médias, des caméras, la nuit pour que personne ne puisse voir (rires). Je ne ferme aucune porte et j’aimerais vraiment essayer, alors je vais entamer des négociations avec Patrice Lafarge (président d’IDEC Sport, ndlr). Néanmoins, avant de piloter et de m’attaquer à un tel challenge, il faudra que je progresse énormément ».
D’autres personnalités étaient présentes pour cette 87e édition. Citons ainsi Roxana Maracineanu, Ministre des sports ou Marlène Schiappa, secrétaire d’état chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, Jean Todt, président de la Fédération Internationale de l'Automobile.

De l’art et des couleurs

Pour cette 87e édition des 24 Heures du Mans, plusieurs équipes avaient opté pour des livrées inédites. Tantôt historique, artistique ou simplement esthétique, plusieurs voitures ne sont pas passées inaperçues. Il y a eu la référence historique de Ford avec les quatre GT engagées en catégorie LMGTE Pro. Elles arboraient une décoration hommage aux anciennes victoires du constructeur américain aux 24 Heures du Mans. La Ford GT #85 de Keating Motorsports engagée pour la première fois en catégorie LMGTE Am célébrait le 80e anniversaire de son sponsor avec une livrée alliant les couleurs orange, mauve et rose.

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Pour ses 911 RSR #93 et #94 engagées en LMGTE Pro, Porsche avait choisi de saluer l’une de ses plus brillantes représentantes aux Etats-Unis, l’écurie Brumos, reconnaissable grâce à la bande bicolore rouge et bleu que Porsche GT Team avait reconstituée en y incrustant le 59, numéro fétiche de Brumos.
En LMP2, le Racing Team Nederland avait choisi une décoration inspirée de la Minardi M192, une monoplace qui fut engagée par la Scuderia Minardi dans le Championnat du Monde de Formule 1 1992.
Rebellion Racing proposa une vision artistique à travers ses deux Rebellion R13-Gibson #1 et #3. Celles-ci présentaient une décoration bigarrée aux couleurs vives, à mi-chemin entre le street art et le dripping.

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Deux Ferrari se sont également distinguées. Pour son retour en LMGTE Pro, Risi Competizione avait fait appel à l’Ecole nationale supérieure des arts appliqués et des métiers d’art de Paris tandis que la 488 GTE #84 de JMW Motorsport était ornée du dessin du circuit des 24 Heures et aussi des autres tracés de l’European Le Mans Series. Enfin, la Porsche 911 RSR #56 de Team Project 1 engagée en LMGTE Am affichait une œuvre d’inspiration féminine signée par Richard Phillips.

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Une épreuve virtuelle durant la grande semaine de course

Pour la première fois, une épreuve virtuelle a eu lieu durant la grande semaine de course. Il s’agissait de la Super Finale des Le Mans Esports Series. Lancée à l’occasion des 6 Heures de Silverstone 2018, la compétition Le Mans Esports Series a vu 20 000 joueurs tenter leur chance. Ce sont finalement 36 gamers qui ont décroché leur sésame pour la première grande finale. Répartis en 12 équipes de trois pilotes, les joueurs se sont affrontés sur le jeu Forza Motorsport 7 sur Xbox One et lors de neuf courses disputées sur cinq circuits : Le Mans (dans sa configuration actuelle et sans chicanes), Silverstone, Sebring et Spa-Francorchamps. Un challenge qui a demandé stratégie et qui a été remporté par l’équipe américaine Veloce Esports devant les français de Baguette Racing.

Les nouvelles LMP3 de 2020 dévoilées

Le vendredi, les spectateurs de la traditionnelle visite des stands ont également pu découvrir les nouvelles LMP3 qui entreront en piste en 2020. La Ligier JS P320, la Ginetta, la Duqueine D08 (constructeur auparavant connu sous le nom de Norma) et l'ADESS 03 EVO étaient exposées dans la ligne droite des stands. Ces voitures seront éligibles de 2020 à 2024 en European Le Mans Series, Asian Le Mans Series, Michelin Le Mans Cup, Ultimate Cup, IMSA Prototype Challenge ainsi qu’en V de V.

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Patrick Dempsey Spirit of Le Mans 2019

L’acteur américain mais aussi co-propriétaire du Dempsey-Proton Racing a été désigné Spirit of Le Mans 2019. Ce véritable passionné de sport automobile a participé aux 24 Heures du Mans à quatre reprises au volant de Ferrari F430 GT2, Porsche 911 GT3 RSR et Porsche 911 RSR avec une deuxième place de catégorie en point d’orgue. Il a même réalisé presque une saison complète en FIA WEC en 2015, s’imposant aux 6 Heures de Fuji dans sa catégorie. Patrick Dempsey promeut et porte les valeurs de l’Endurance, des 24 Heures du Mans, il participe à son présent mais aussi à son futur. « Depuis sa première participation aux 24 Heures du Mans, en 2009, nous avons découvert un pilote, amateur, qui a énormément progressé, à force de travail, de concentration, d'écoute, d'implication pour devenir un compétiteur aguerri, nous avons rencontré un passionné de sport automobile et de ses champions, mais aussi et surtout nous avons fait la connaissance d'un gentleman, humble, au service de son équipe, appliqué, investi pour les autres, pour aider les jeunes pilotes, l'avenir de l'endurance. Il a le Spirit of Le Mans », avait souligné Pierre Fillon, Président de l’Automobile Club de l’Ouest.

Jacky Ickx et Jackie Oliver paradent

A l’occasion du 50e anniversaire de leur victoire aux 24 Heures du Mans 1969, les pilotes Jacky Ickx et Jackie Oliver ont pu effectuer un tour de circuit avec leur Ford GT40 #6 aux couleurs Gulf. Salués par le public présent dans les tribunes de la ligne droite des stands, les deux coéquipiers ont vécu un moment riche en émotions.

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Hurley Haywood Grand Marshal

Après Henri Pescarolo (2013), Allan McNish (2014), Tom Kristensen (2015), Alexander Wurz (2016), Mark Webber (2017) et Jacky Ickx (2018), Hurley Haywood (72 ans) était le Grand Marshal de la 87e édition des 24 Heures du Mans. Ce triple vainqueur des 24 Heures du Mans en 1977, 1983 et 1994 a agité le drapeau vert déclarant la piste ouverte le mercredi 13 juin 2019 lors des essais libres puis guidé les machines et les pilotes vers la ligne de départ samedi 15 juin 2019.

Toyota et Aston Martin s’engagent en Le Mans Hypercar

L’un des temps forts de la grande semaine de course fut sans doute l’annonce des deux grands constructeurs Toyota et Aston Martin quant à leur souhait de s’engager en Le Mans Hypercar, future catégorie reine des 24 Heures du Mans et du Championnat du Monde d’Endurance FIA WEC à partir de la saison 2020-2021. Deux annonces qui sont intervenues quelques heures après la présentation du nouveau règlement par l’ACO. Toyota a opté pour un prototype hybride basé sur la voiture de route GR Super Sport, concept-car dévoilé lors du salon automobile de Tokyo 2018. De son côté, Aston Martin a choisi une version adaptée de la Valkyrie. Celle-ci promet de repousser toutes les limites techniques et sera couplée à un V12 de 6,5l de cylindrée spécialement conçu. Depuis, Peugeot a également annoncé son implication en Le Mans Hypercar à partir de 2022.

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33 pilotes débutants au départ  

Sur les 183 pilotes au départ, 33 étaient débutants aux 24 Heures du Mans. Parmi eux, Stoffel Vandoorne, ancien pilote de Formule 1 au volant de la BR Engineering BR1-AER #11 de SMP Racing ou Jules Gounon, pilote de la Ferrari 488 GTE EVO #89 de Risi Competizione. Avant de participer à la course, tout pilote débutant doit se livrer à six exercices imposés par l’ACO sur simulateur. Parmi ces exercices, il y a la découverte du circuit, le pilotage sous conditions climatiques changeantes, de jour comme de nuit, la gestion du trafic, le positionnement des commissaires ou un test des slow zones. Ensuite, tout rookie doit boucler dix tours de circuit lors de la Journée Test.

Toyota Gazoo Racing remporte les 24 Heures du Mans deux fois dans la même saison

C’est un exploit inédit qu’a réalisé Toyota Gazoo Racing en plaçant la Toyota TS050 Hybrid #8 sur la plus haute marche du podium. En effet, cette Super Saison du FIA WEC offrait la possibilité de remporter les 24 Heures du Mans deux fois dans la même saison. Le constructeur japonais y est parvenu. Ainsi, il rejoint Bugatti et Lorraine-Dietrich au rang des marques comptant deux victoires sur la classique mancelle.

L’exploit de Signatech Alpine Matmut

Signatech Alpine Matmut (devenu Signatech Alpine Elf pour la saison 2019-2020 du FIA WEC, ndlr) a réalisé l’exploit de remporter la catégorie LMP2 des 24 Heures du Mans pour la deuxième fois consécutive mais aussi pour la troisième fois en quatre ans. L’équipe managée par Philippe Sinault a également remporté le Trophée Endurance FIA des équipes et pilotes LMP2 pour la deuxième fois. Nicolas Lapierre, pilote de l’Apine A470-Gibson #36 avec André Negrao et Pierre Thiriet, a décroché une troisième victoire au Mans en catégorie LMP2 en quatre participations avec la marque française. « Nous avions décidé de donner la priorité au titre de champion du monde, mais une fois la course commencée, nous nous sommes battus avec tout ce que nous avions contre G-Drive Racing. Ce n'était pas un rival de championnat, mais il fallait respecter cette course mythique en se battant pour la victoire », avait confié Nicolas Lapierre.

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La roue de l’infortune pour la Toyota TS050 Hybrid #7

« C’est un de ces événements qui fait basculer la course à un moment où on croit qu’elle est jouée ». C’est par ces mots que Pascal Vasselon, directeur technique de Toyota Gazoo Racing, a récemment résumé la crevaison dont a été victime la Toyota TS050 Hybrid #7 dans la dernière heure de course alors qu’elle semblait se dirigier vers la victoire. Privé d’un premier succès aux 24 Heures du Mans, José María López (qui était au volant de la voiture lors de la crevaison) a déclaré dernièrement : « Nous avons tourné la page mais ça reste quand même une déception. Nous avons mené la course durant 23 heures et nous avons été très proche de la victoire. Nous savons que les 24 Heures du Mans sont une course aussi belle que cruelle. Toyota le sait bien. Désormais nous pensons à la prochaine édition et à être performants comme nous l’avons été cette année pour aller chercher la victoire. »

Spectacle permanent dans les catégories LMP2 et LMGTE Pro

Rarement une victoire de catégorie fut aussi convoitée aux 24 Heures du Mans. En LMP2 comme en LMGTE Pro, le spectacle fut permanent. Il a été assuré par des luttes à couteaux tirés. En LMP2, TDS Racing, G-Drive Racing, IDEC Sport, Jackie Chan DC Racing et Signatech Alpine Matmut ont livré bataille. C’est finalement l’Alpine A470-Gibson #36 de Signatech Alpine Matmut qui s’est imposée. La catégorie LMGTE Pro toujours très importante pour les constructeurs a vu s’affronter : Porsche, Ferrari, Ford, Aston Martin, Chevrolet Corvette et BMW. Les écarts entre toutes ces marques étaient très faibles. Pour preuve ils étaient dix dans le même tour samedi 15 juin à 19 heures. Ce n’est que lors de la 10e heure de course que l’entrée en piste des voitures de sécurité a imposé de nouveaux écarts. Dimanche 16 juin, au matin, les spectateurs ont pu observer un fantastique chassé-croisé entre la Corvette C7.R #63 de Corvette Racing et la Ferrari 488 GTE #51 d’AF Corse pour la première place. C’est l’équipe italienne qui est montée sur la plus haute marche du podium du LMGTE Pro.

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70 ans après, Ferrari s’impose de nouveau

En remportant la catégorie LMGTE Pro après 24 heures de bataille intense, AF Corse a formidablement bien fêté le 70e anniversaire de la première victoire de Ferrari aux 24 Heures du Mans (1949 avec la Ferrari 166MM pilotée par Luigi Chinetti et Peter Mitchell-Thomson). « Nous avons travaillé dur pour cela, notamment avec énormément de préparation au cours des six derniers mois. C'est quelque chose que nous souhaitions vraiment plus que tout. Ce n’était pas une course facile du tout », avait déclaré James Calado, pilote de la Ferrari 488 GTE EVO #51 victorieuse. Rappelons qu’il partageait le volant de cette voiture avec Alessandro Pier Guidi et Daniel Serra.

A 350,1 km/h dans les Hunaudières

350,1 km/h, c’est la plus grande vitesse enregistrée cette année aux 24 Heures du Mans. Cette performance réalisée lors du 40e tour de course est l’œuvre de la BR Engineering BR1-AER #11 de SMP Racing alors pilotée par Stoffel Vandoorne, ancien pilote de Formule 1 qui participait à ses premières 24 Heures.

L’opiniâtreté de Nyck de Vries et de Racing Team Nederland

11h33, dimanche 16 juin 2019 : Nyck de Vries au volant de la Dallara P217-Gibson #29 de Racing Team Nederland est victime d’une crevaison à l’approche du virage d’Indianapolis et heurte la pile de pneus. Le jeune pilote néerlandais parvient à reprendre la piste et à ramener son prototype très endommagé à l’avant à son stand. L’équipe néerlandaise se lance alors dans la remise en état du prototype et parvient à lui faire reprendre la piste. L’équipe néerlandaise termina la course à la 26e place du classement général et en 15e position de la catégorie LMP2. « Vous êtes un passager. Vous voyez le mur s’approcher et tout est hors de contrôle. Honnêtement, je pensais que l’impact serait plus douloureux mais je vais bien. Pour moi les vainqueurs sont des héros. Aujourd’hui, nous sommes des survivants », avait déclaré Nyck de Vries.

Deux pilotes russes sur le podium

Pour la première fois dans l’histoire de l’épreuve, deux pilotes russes étaient présents sur le podium des 24 Heures du Mans. Accompagnés de Stoffel Vandoorne, Mikhail Aleshin et Vitaly Petrov, les pilotes de la BR Engineering BR1-AER #11 de SMP Racing, sont montés sur la troisième marche du podium. Un résultat probant pour cette équipe russe et leur prototype non-hybride.

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24 HEURES DU MANS 2020

En 2020, la 88e édition des 24 Heures du Mans se déroulera les 13 et 14 juin, avec un départ à 16 heures. 

Pour réserver vos places, la billetterie est ouverte.