24 Heures du Mans Virtuelles: Tony Mella, simracer pour Strong Together #54
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24 Heures du Mans Virtuelles: Tony Mella, simracer pour Strong Together #54

Engagé avec Strong Together, sur la voiture de la fondation de la Princesse Charlène de Monaco, Tony Mella est le simracer de l'équipage composé des pilotes professionnels Francesco Castellacci, Felipe Massa et Giancarlo Fisichella. Il raconte comment il se prépare à ce rendez-vous unique des 13 et 14 juin.

Comment se prépare-t-on pour une telle course : 24 heures de compétition, sur simulateur, en se relayant avec ses 3 équipiers?

"Il faut premièrement avoir son matériel bien configuré : pédales, volant, jeu...Ensuite, on commence à prendre ses marques avec la voiture et le circuit, et on construit le réglage de la voiture avec notre ingénieur, Robert Noćon, à partir de la télémétrie et des retours des pilotes. En parallèle, on fait des simulations de plusieurs stratégies. L'avantage du Simracing, c'est qu'on peut simuler facilement beaucoup de situations, et donc tester plein de choses. En contre-partie, ça demande beaucoup de temps ! La préparation d'une telle course, c'est des dizaines d'heures de pilotage, dans l'idéal."

Avez-vous déjà pratiqué l'endurance ?

"Jamais en réel (j'aimerais !), seulement en virtuel. Cela fait 4 ans maintenant que j'en fais en championnat, dans le Virtual Endurance Championship organisé par le SimRacing.Club. J'en fais comme hobby, à côté de mes études/travail."

Quels conseils donnez-vous à vos équipiers ? et comment eux, vous guident-ils ?  

"Essentiellement des conseils sur le pilotage dans rFactor 2. Il y a un certain écart avec la réalité, auquel on ne s'attend pas forcément. Certaines astuces qui s'appliquent systématiquement, notamment au niveau des réglages. Mais la principale différence, c'est qu'on ne sent pas les mouvement de la voiture avec tout son corps, donc il peut être difficile de savoir quand celle-ci glisse, par exemple. J'essaie de leur donner des conseils sur comment garder la voiture stable, en me basant sur mon expérience, pour qu'ils aient une base sur laquelle travailler. Mais ça vient essentiellement avec l'entraînement."

Quelle stratégie pensez-vous appliquer pour cette course, mêlant pilotes de course et simracer?

"A l'heure actuelle, ce n'est pas encore défini. A priori, une stratégie qui nous donne un peu de marge de manoeuvre, pour pouvoir s'adapter à ce qu'il se passe en piste."

Présentez nous votre discipline habituellement ?

"Habituellement, je fais principalement de l'endurance, au sein du Virtual Endurance Championship, organisé par le SimRacing.Club, le championnat d'endurance officiel de rFactor 2. Dans le principe, c'est assez similaire au WEC. On a des courses qui durent entre 4 et 24heures, avec changements de pilotes, météo dynamique, une direction de course... Ce que j'aime dans l'Endurance, c'est que ça requiert une grande polyvalence pour pouvoir gérer sa course de manière optimale, car il y a beaucoup de situations qui peuvent se présenter. Piloter de nuit, également, dans le trafic, c'est fantastique !"

Impatient d'être au départ de ces 24 Heures du Mans Virtuelles?

"Oui, très ! C'est une opportunité incroyable. Je remercie d'ailleurs la Fondation Princesse Charlène de Monaco pour l'opportunité."

Serez-vous ensemble avce vos équipiers pour la course? Comment communiquerez-vous ? Et avez-vous un directeur d'équipe ?

"Il est prévu que Francesco, Giancarlo et moi soyons à l'Automobile Club de Monaco pour faire la course sur des simulateurs montés pour l'occasion par Trakracer. Felipe restera chez lui, au Brésil. Peut-être que notre ingénieur, Robert, sera là aussi, selon la situation avec le covid19. Dans tous les cas, on communique via un logiciel en ligne. En tant que secrétaire général de la Fondation, Gareth Wittstock, le frère de la Princesse, tient le rôle de directeur d'équipe."

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