ELMS - Nicolas Schatz (Ligier) : de la course de côte à l’endurance
Nicolas Schatz, septuple Champion de France de la Montagne entre 2010 et 2016, a décidé de changer de discipline cette année en s’engageant en European Le Mans Series dans la catégorie LM P3, au volant de la Ligier JS P3 n°7 de Duqueine Engineering.
Vous êtes multiple Champion de France de la Montagne (course de côte). Qu’est-ce qui vous a poussé à faire de l’endurance ?
« J’ai démarré en course de côte car c’est ce qu’il y a de plus accessible en termes de finances et de temps. Cependant, l’endurance est quelque chose qui m’a toujours passionné, je suis tout ce qui tourne autour des 24 Heures du Mans depuis longtemps. Il y a deux ans, j’ai fait des courses sprint en circuit et des manches d’endurance de championnats nationaux. Cela m’a bien plu. En dehors du sport automobile, je fais des essais pour un magazine (Echappement, ndlr) et il se trouve que j’ai essayé la voiture dans laquelle j'évolue cette année. C'est le point de départ de mon aventure avec Duqueine Enginneering... Je ne pensais pas que ce type de championnat serait un jour à ma portée. Je suis débutant en ELMS et je l’aborde de manière très humble. J’ai tout à apprendre même si j’ai de l’expérience en sport automobile. Je viens de faire mes premiers tours sur le circuit de Silverstone, je suis un homme heureux et comblé. »
Y-a-t-il une grosse différence entre un prototype de course de côte et une LM P3 ?
« Les voitures de course de côte sont un peu plus légères et ont une adhérence pneumatiques assez incroyable. Nous démarrons avec des gommes froides sur 6 / 7 kilomètres, c’est à dire à peu près deux minutes. C’est un exercice complètement différent et nous n’avons pas de gestion du trafic. Il faut de l’audace, on ne fait la montée que quelques fois. Sur circuit, il faut savoir exploiter 95% du potentiel châssis alors qu’en course de côte, on est autour de 70%. J’ai besoin de roulage pour trouver du feeling dans cette LM P3 car elle a des pneus 18 pouces avec des flancs très bas, ce qui la rend très efficace. En côte, j’ai toujours piloté des prototypes CN avec des enveloppes 13 pouces. J’ai un peu de mal à trouver mes marques, notamment dans les virages rapides, comme dans l’enchaînement Becketts / Maggotts à Silverstone. J’ai juste besoin de rouler pour prendre confiance. Par contre, je ne suis pas gêné par la puissance car les prototypes course de côte en ont plus. »
""Les 24 Heures du Mans représentent un aboutissement pour moi""
Nicolas Schatz
Quels sont les objectifs pour cette saison 2017 ?
« C’est d'apprendre ! Je suis débutant, je ne peux pas avoir d’autres objectifs. Je dois aussi découvrir les circuits comme Monza car je n’ai pas pu disputer les essais officiels il y a quelques semaines. »
Allez-vous continuer à courir en Montagne ?
« La question s’est posée il est vrai, mais ce ne sera pas possible. Nous sommes quand même dans un championnat très professionnel et sérieux. J’ai envie de bien faire les choses. J’ai besoin que mon esprit soit concentré. »
Votre rêve ultime est-il de participer aux 24 Heures du Mans ?
« Le Mans est un rêve commun pour tous les pilotes qui sont ici. J’en fais donc parti, j’y songe. Ce n’est pas dans mes projets dans un avenir proche. Pour l’instant, je reste lucide. D’abord l’ELMS, pour les autres projets on verra. Les 24 Heures du Mans représentent un aboutissement pour moi. Si un jour je suis sur la ligne de départ, je me dirais que cela fait plus de 15 ans que je fais du sport automobile, que j’évolue dans une équipe professionnelle alors que j’ai toujours fonctionné avec une équipe amateur. Ici, j’en prends plein les yeux dans le paddock, j’ai le regard rempli de paillettes. »
La course commence bien avant le grand départ. Aux 24 Heures du Mans, les chiffres en disent beaucoup : derrière chaque seconde, chaque kilomètre parcouru, chaque édition, il y a un battement de cœur, un exploit, une trace. Voici des éléments chiffrés pour vous aider à suivre la grande bataille qui se prépare !
Avant le départ de la 94e édition, les équipes ont disposé d’un ultime rendez-vous avec le circuit pour peaufiner les derniers réglages avant le grand frisson : le warm-up. Une séance de quinze minutes seulement, mais essentielle pour accorder les dernières notes d’une symphonie mécanique qui s’apprête à faire vibre...
À quelques heures du départ de la 94e édition des 24 Heures du Mans, les courses support ont livré leur verdict. La Porsche Carrera Cup Brésil et le Ferrari Challenge Trofeo Pirelli ont investi le circuit pour leurs deuxièmes courses respectives. Une fois de plus, l’action était au rendez-vous.
De loin, un pneumatique d’Hypercar semble n’être qu’un cercle noir lancé à plus de 300 km/h. Pourtant, aux 24 Heures du Mans, il est souvent question de recherche et de développement. Avec son nouveau Pilot Sport Endurance 2026, Michelin a fait un choix inédit : rendre visible ce qui se cache habituellement sous la ...