L’Automobile Club de l’Ouest salue la mémoire de Tony Brooks
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L’Automobile Club de l’Ouest salue la mémoire de Tony Brooks

Disparu le 3 mai, Tony Brooks a été l’un des plus brillants pilotes britanniques des années 1950, s’illustrant aussi bien en courses sport qu’en Formule 1.

Né le 25 février 1932, Tony Brooks fait ses premières armes à l’âge de vingt ans dans des courses de club. Sa carrière prend son véritable envol en 1955, avec cette année-là sa première apparition en Formule 1 et aux 24 Heures du Mans.

Le 23 octobre, il remporte le Grand Prix hors-championnat de Syracuse. Quatre mois plus tôt, il découvre les 24 Heures au volant d’une Aston Martin DB3S. Au fil de ses quatre participations mancelles de 1955 à 1958, Tony Brooks restera fidèle à la marque britannique. Il y côtoie quelques-uns des plus grands pilotes de cette époque, comme Stirling Moss, Peter Collins, Reg Parnell, Peter Whitehead… Et aussi trois anciens et futurs vainqueurs des 24 Heures : Roy Salvadori, Paul Frère et Maurice Trintignant, coéquipier de Tony Brooks lors de son dernier départ au Mans en 1958. La malchance qui le poursuit dans la Sarthe (quatre abandons) n’empêche pas Tony Brooks de se tailler un beau palmarès en courses sport avec Aston Martin. Il s’impose dans les 1000 km du Nürburgring en 1957, et sa victoire au Tourist Trophy en 1958 lui vaut le plus ancien trophée de l’histoire du sport automobile.

GOODWOOD REVIVAL (GRANDE-BRETAGNE) AU CENTRE : Tony Brooks en 2013 (deuxième en partant de la gauche) en compagnie (de gauche à droite) de John Surtees, Stirling Moss et Jackie Stewart. (LOUIS MONNIER / ACO)
GOODWOOD REVIVAL (GRANDE-BRETAGNE) AU CENTRE : Tony Brooks en 2013 (deuxième en partant de la gauche) en compagnie (de gauche à droite) de John Surtees, Stirling Moss et Jackie Stewart. (LOUIS MONNIER / ACO)

Parallèlement, en 38 Grands Prix de championnat du monde entre 1956 et 1961, il signe six victoires, dix podiums, trois pole positions et trois meilleurs tours. En 1959, il rejoint Ferrari et termine vice champion du monde, avant de prendre sa retraite sportive deux ans plus tard, à 29 ans.

Son coup de volant avait valu à Tony Brooks le surnom de « Racing Dentist » (« le dentiste de course »), en référence aux études qu’il avait faites dans ce domaine, qui était aussi la profession de son père. John Wyer, qui a côtoyé Tony Brooks à l’époque où il dirigeait l’écurie Aston Martin, le considérait comme le plus grand styliste, et presque l’égal du double champion du monde F1 Jim Clark. Après le décès de Stirling Moss, il était devenu le doyen des vainqueurs en Formule 1. Il était aussi l’un des derniers grands noms du sport automobile à avoir connu la période des années 1950 au Mans, à l’instar de Jean Guichet et Hans Herrmann, les deux doyens des vainqueurs des 24 Heures, eux aussi nonagénaires.   

Tony Brooks en 2017 au volant d'une Vanwall de Formule 1, dont il a été pilote en 1957 et 58 (LOUIS MONNIER / ACO)
Tony Brooks en 2017 au volant d'une Vanwall de Formule 1, dont il a été pilote en 1957 et 58 (LOUIS MONNIER / ACO)

A sa famille et à ses proches, l’Automobile Club de l’Ouest présente ses plus sincères condoléances.

PHOTOS - EN HAUT : LE MANS (SARTHE, FRANCE), CIRCUIT DES 24 HEURES, 24 HEURES DU MANS, 21 & 22 JUIN 1958 Tony Brooks au volant de l'Aston Martin DBR1 qu'il partageait avec Maurice Trintignant, vainqueur des 24 Heures 1954 sur Ferrari (D.R. / ARCHIVES ACO)