Carlos Tavares (Peugeot - Citroën) : "Le niveau de l'ELMS est ahurissant"
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Carlos Tavares (Peugeot - Citroën) : "Le niveau de l'ELMS est ahurissant"

Le patron de PSA (le constructeur français qui exploite les marques Peugeot, Citroën et DS) a disputé les 4 Heures de Spa-Francorchamps, 5e manche de l'European Le Mans Series, il y a une dizaine de jours. Carlos Tavares nous parle de sa passion pour le sport automobile et de sa première expérience au volant d'une Ligier JS P3.

Que pensez-vous de la LM P3 que vous avez pilotée le week-end dernier à Spa-Francorchamps ?

« Je cours sur une Lola T70 sur des épreuves historiques avec un V8 développant 550 chevaux. Si je compare cette voiture avec la LMP3, c’est tout l’inverse. La Ligier JS P3 a un châssis et une aérodynamique d’enfer, mais elle est sous-motorisée par rapport à l’aéro et au châssis. Plus les virages sont rapides, plus il est excitant de passer à fond. Plus les virages sont lents, moins j’ai d’appui et plus je retrouve une voiture plus traditionnelle. La Ligier JS P3, de par ses caractéristiques aérodynamiques, a un grip latéral à haute vitesse tout simplement fabuleux. En tout cas, cette voiture est formidable… »

Essayer un prototype moderne était quelque chose qui vous trottait dans la tête ?

« Oui, tout à fait. Quand Jacques Nicolet (patron d'Onroak Automotive, qui fabrique la Ligier, ndlr) m’a proposé de participer à cette course, j’ai immédiatement dit oui. De plus, mon coéquipier (Erik Maris, ndlr) est jovial et rapide. »

Votre emploi du temps vous permettrait-il de faire une saison complète ?

« Depuis que je suis à la tête de PSA, je dispute en moyenne 20 courses par an, ce qui correspond à deux championnats, et je fais quelques piges à droite, à gauche. Cela ne poserait donc pas de problème. L’important est d’avoir une bonne équipe. Cependant faire une saison en ELMS n’est pas dans mes moyens, mais si l‘occasion se présentait, pourquoi pas.»

Que représente le sport automobile pour vous ?

« Le sport auto est plus qu’un exutoire pour moi, c’est une véritable passion depuis 35 ans, voire une maladie comme je dis souvent. J’ai commencé à courir en 1980 et je ne me suis jamais arrêté. Je suis plus attiré maintenant par l’endurance car, plus vous vieillissez, plus vous êtes attiré par des efforts plus prolongés et qui nécessitent moins d’aller chercher le 110%. C’est vraiment une aventure humaine. J’ai déjà participé aux 24 Heures de Barcelone, par exemple. Une course de 24 heures, c’est très fort sur le plan émotionnel et au niveau de l’esprit d’équipe.»

Que pensez-vous du paddock de l'ELMS ?

« Le niveau de ce championnat est ahurissant, celui des pilotes et des équipes est très élevé. Je le vois bien quand je me fais doubler par des LM P2 ou même des LM P3. D’ailleurs, je pense que le niveau des LM P2 en European Le Mans Series est supérieur à celui du Championnat du Monde d’Endurance. »

A suivre...