Duncan Hamilton, les 24 Heures du Mans en version anglaise
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Duncan Hamilton, les 24 Heures du Mans en version anglaise

Dans les ann

Duncan Hamilton a pris six fois le départ des 24 Heures avec Tony Rolt. Duncan Hamilton et Tony Rolt sont également deux personnalités totalement opposées. Le premier est un bon vivant au franc-parler et à l'humour ravageurs, le second est un personnage réfléchi et aussi ingénieur de haute volée. Dès leur sa première participation en 1950, ils terminent quatrième en 1950, puis sixième l'année suivante avec une Nash-Healey, avant de passer chez Jaguar. Après un abandon en 1952, le duo s'impose en 1953. La victoire ne fut pas de tout repos pour Duncan Hamilton, percuté par... un oiseau qui lui casse le nez alors qu'il est en piste à plus de 200 km/h !

Hamilton et Rolt terminent deuxièmes en 1954, avant d'achever leur collaboration sur un abandon en 1955. Duncan Hamilton reste fidèle à Jaguar jusqu'en 1958 (avec une sixième place en 1956, associé à Masten Gregory). Il fait une infidélité aux voitures britanniques en 1956, lorsqu'il dispute les 24 Heures au volant d'une Ferrari 625 LM Touring en compagnie d'Alfonso de Portago (abandon). Duncan Hamilton était aussi redoutable sous la pluie, terminant deuxième devant le grand Juan Manuel Fangio en personne lors d'une course de Formule 1 hors championnat à Silverstone en 1951 !

Très choqué par le décès de son ami pilote Mike Hawthorn dans un accident de la route survenu début 1959, Duncan Hamilton décide dans la foulée de mettre un terme à sa carrière de pilote. Son petit-fils Archie a repris le flambeau, avec deux participations aux 24 Heures du Mans en 2013 et 2014. Il sera également le 30 août au départ des 6 Heures du Nürburgring, la quatrième manche du Championnat du Monde d'Endurance, au volant de la Morgan de Team SARD Morand (catégorie LM P2).

Jean-Philippe Doret / ACO

Photo : LE MANS (SARTHE, FRANCE), CIRCUIT DES 24 HEURES, 24 HEURES DU MANS, DIMANCHE 14 JUIN 1953, ARRIVEE. Le nez de Duncan Hamilton (à gauche, en compagnie de Tony Rolt) porte les stigmates de sa rencontre impromptue avec un oiseau pendant la course.