Ils font les 24 Heures du Mans - Portrait de Job Van Uitert pilote de United Autosports
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Ils font les 24 Heures du Mans - Portrait de Job Van Uitert pilote de United Autosports

La 88e édition des 24 Heures du Mans réunira en piste des pilotes de tous horizons. Qu’ils soient pilotes amateurs ou patrons d’équipes, tous ont gravi les paliers de la pyramide de l’endurance avec l’ambition de s’aligner sur la classique mancelle. Découvrez Job Van Uitert, jeune pilote néerlandais de United Autosports et véritable espoir de l'endurance.

Equipe : United Autosports

Catégorie : LMP2

Voiture/Pilotes

Oreca-Gibson 07 #32 pilotée par Alex Brundle/Job van Uitert/Will Owen

Son histoire

Sans aucune expérience du karting, Job commence à courir en sport automobile à l'âge de 14 ans dans des courses club avant de passer à la monoplace en 2015. « J’ai effectué trois saisons de F4, précise-t-il. La première pour apprendre au sein de l'écurie Provily Racing, puis dans l’écurie suisse Jenzer Motorsport en championnats allemand et italien. J’ai commencé à gagner des courses en 2016 et, l’année suivante, je me battais pour le championnat. J’ai perdu de très peu face à Markus Armstrong qui pilote en F2 cette saison. Après, je me suis demandé ce que j’allais faire. Je savais que nous n’avions pas le budget pour aller en F3 – GP3 à l’époque – et le choix de l’endurance s’est rapidement imposé. Aussi, quand j’étais jeune, j’étais fasciné par Le Mans. C’était un rêve d’y participer. En monoplace, j’ai vite compris que, sans l’expérience du karting et sans un gros support financier, mes chances étaient proches de zéro. Il y avait plus d’opportunités en endurance et c’est pourquoi j’ai choisi cette voie. »

Ses réalisations

Il fait ses premiers pas en endurance au sein de l'écurie anglaise RLR Msport en European Le Mans Series et Michelin Le Mans Cup dans la catégorie LMP3. « Passer de la monoplace aux voitures de sport peut être assez compliqué pour certains pilotes, mais je me suis tout de suite senti à l’aise, sourit-il. J’adore les courses longues. Je fais peu d’erreurs, ce qui est un avantage. Sans aller jusqu’à dire que je suis un peu plus « sûr » que mes collègues, disons que je réfléchis toujours deux fois avant de me lancer dans une manœuvre ou autre. En endurance, ça aide d’avoir cet état d’esprit. » Champion LMP3 pour sa première saison à ce niveau, il est repéré par G-Drive Racing, l’écurie tenante du titre, et promu en LMP2. Dès sa deuxième course, aux 4 Heures de Monza, il est déjà sur la plus haute marche du podium. S’il manque de peu le titre en fin de saison, il brille au Mans pour ses premières 24 Heures. « On a perdu à six heures de la fin par la faute d’un problème mécanique mais, globalement, en termes de feeling, d’ambiance, ça reste à ce jour mon meilleur souvenir en sport auto. C’était ma première course de nuit, ma première course devant tant de spectateurs. La Parade m’a vraiment impressionné, avec toute cette foule enthousiaste. Un truc de fou. Nous n’y avons pas droit cette année, et c’est vraiment frustrant. »

#32 Oreca 07 - Gibson / UNITED AUTOSPORTS / William Owen / Alex Brundle / Job Van Uitert
#32 Oreca 07 - Gibson / UNITED AUTOSPORTS / William Owen / Alex Brundle / Job Van Uitert

SES AMBITIONS

Si le natif de Dongen aux Pays-Bas regrette aussi l’absence de spectateurs cette année, il ne s’élance pas moins avec l’intention de s’imposer en LMP2. « Nous avons un très bon ensemble, affirme-t-il. Avec mes équipiers Alex (Brundle) et Will (Owen), nous n’avons pas été très chanceux lors des deux dernières manches ELMS, mais c’est la voiture sœur (Oreca-Gibdson #22 pilotée par Albuquerque/di Resta/Hanson) qui a fait le job. Je pense que l’on va être très compétitifs et la victoire est l’objectif. Si ça va au bout sans problème, on peut espérer un top 5. Même un podium si les Rebellion prennent trop de risques pour aller chercher les Toyota. C’est jouable mais l’objectif numéro un reste la victoire en LMP2 ! » Et, à terme, de jouer la victoire au général.