Le Japon et les 24 Heures du Mans (5) - 2010-2016, le règne de Honda et Nissan en LMP2
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Le Japon et les 24 Heures du Mans (5) - 2010-2016, le règne de Honda et Nissan en LMP2

Jusqu'à l'instauration en 2017 de la réglementation LMP2 à motorisation unique, Honda puis le moteur Nissan ont dominé sans partage cette catégorie aux 24 heures du Mans au début des années 2010.

A la fin de la décennie 2000, Honda fait un retour remarqué en endurance dans le cadre de la série américaine ALMS, avec un châssis et moteur développés par HPD (Honda Performance Development), et un double titre aux Etats-Unis en 2009 et 2010.

Cette dernière année, deux exemplaires de la Honda HPD ARX-01c sont au départ des 24 Heures du Mans. Ils sont respectivement engagés en catégorie LMP2 par l'écurie américaine Highcroft Racing (tenante du titre ALMS) et Strakka Racing, qui réussit une double première : outre une place le top 5 du classement général, l'équipe britannique est aussi la première à franchir le cap des 5000 kilomètres parcourus au Mans avec un prototype LMP2.  

Fin 2010, une autre écurie d'outre-Manche, Greaves Motorsport, annonce son intention d'installer un moteur Nissan dans son châssis Zytek. C’est donc en tant que motoriste que le premier constructeur japonais à avoir décroché la pole position au Mans (1990) va revenir sur le devant de la scène sarthoise, avec un superbe doublé dans la catégorie LM P2 aux 24 Heures 2011  : la Zytek de Tom Kimber Smith-Olivier Lombard-Karim Ojjeh (Greaves Motorsport) devance l’Oreca de Soheil Ayari-Franck Mailleux-Lucas Ordonez (Signatech Nissan). A la suite de l’annonce de la création du Championnat du Monde d’Endurance, l’implication de Nissan dans la catégorie s’amplifie.

Si Honda HPD signe en 2012 une deuxième victoire LMP2 aux 24 Heures avec la ARX-03b de l'équipe américaine Starworks Motorsport, avec au volant Ryan Dalziel-Tom Kimber Smith-Enzo Potolicchio, le moteur Nissan règnera par la suite sur la catégorie jusqu'à l'instauration du moteur unique Gibson en 2017.

De 2013 à 2016, le moteur Nissan s'impose avec quatre équipes et châssis différents : OAK Racing et Morgan (2013), Jota Sport et Zytek (2014), KCMG et Oreca (2015), puis Signatech et Alpine (2016).

Ainsi le Japon a marqué d'une triple empreinte les années 2010 aux 24 Heures du Mans, avec à ce jour un total de huit victoires, toutes catégories prototypes confondues : quatre pour Nissan et deux pour Honda en LMP2, et en point d'orgue le doublé des Toyota TS050 HYBRID LMP1 en 2018.

Photo : Alpine renoue avec le succès au Mans en 2016 avec la A460 (sur base Oreca) et une motorisation Nissan, bénéficiant ainsi de l'alliance entre le constructeur japonais et Renault.