Michael Andretti : « Si Fernando gagne, sûr que je le revois ! »
Le patron d’Andretti Autosport espère une victoire du champion espagnol pour le revoir sur le Brickyard, Triple couronne (champion du monde F1, 500 miles d’Indianapolis, 24 Heures du Mans) oblige.
Il l’avoue volontiers, il fera tout son possible pour ne rien manquer de l’édition 2018 du Mans, en streaming ou autre. Ce week-end, Michael Andretti sera d’abord un fan devant son écran. Un fan des 24 Heures et, surtout, de Fernando Alonso ! Depuis que le patron de l’écurie éponyme a guidé les pas du taureau des Asturies lors des 500 Miles d’Indianapolis l’an passé, il est sous le charme. Même au point de se déplacer à Montréal la semaine passée pour venir saluer le pilote McLaren puisqu’il savait ne pas pouvoir se déplacer dans la Sarthe pour le voir évoluer au volant de sa Toyota LM P1.
« Fernando est l’un des tous meilleurs, expliquait-il ainsi dans le cadre du Grand Prix du Canada. C’est en tous les cas le meilleur pilote avec qui j’ai jamais travaillé. A Indianapolis l’an passé, ce fut du pur plaisir et beaucoup de fun, pour moi et pour toute l’équipe. Fernando a été vite, tout de suite, et son approche fut juste stupéfiante. Je ne parle pas uniquement de pilotage, mais de tout l’ensemble. Il épluchait tout dans le détail, les ravitaillements, les re-départs, les procédures, etc. C’est cette volonté d’aller au fond des choses qui le rend différent des autres… »
"Sa rapidité, son intelligence et son approche ne laissant rien au hasard sont taillées pour les 24 Heures du Mans."
Michael Andretti
Une différence qui, selon l’Américain, va prendre toute sa dimension sur les 13,626 km du tracé manceau. « C’est un racer qui aime plus que tout piloter, poursuivait-il. Sa rapidité, son intelligence et son approche ne laissant rien au hasard sont taillées pour l’épreuve. » L’homme, qui compte quatre participations aux 24 Heures sur Mirage (1982), Porsche (1983 et 88) et Courage (1997), sait de quoi il parle. « En 1983, avec Mario (son père, ndlr), nous avons terminé à la troisième place sur une 956 de Team Kremer, mais ce n’est pas le podium mon meilleur souvenir, c’est le drapeau à damier et le tour d’honneur avec tous ces drapeaux multicolores agités par les commissaires. En 1988 (disputée de nouveau avec Mario et son cousin John sur une Porsche 962 « usine », ndlr), j’ai fait en sorte que John puisse vivre cette expérience. D’ailleurs, j’ai parlé de ce souvenir à Fernando et je lui ai dit qu’il fallait absolument qu’il vive ça… » Surtout en vainqueur, car le patron n’attend que son retour.
« J’espère qu’il va gagner, concluait-il souriant, car ce serait pour moi la garantie de l’avoir de nouveau à Indy dans mon écurie. S’il coche la case « 24 Heures » dimanche soir, la case « Indy 500 » sera encore plus attrayante pour lui (rires). La triple couronne lui tient à cœur ! »
Photo : Fernando Alonso (Toyota) le 12 juin 2018 aux 24 Heures du Mans
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