Quelques chiffres clés à connaître avant le départ des 24 Heures du Mans 2026
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Quelques chiffres clés à connaître avant le départ des 24 Heures du Mans 2026

La course commence bien avant le grand départ. Aux 24 Heures du Mans, les chiffres en disent beaucoup : derrière chaque seconde, chaque kilomètre parcouru, chaque édition, il y a un battement de cœur, un exploit, une trace. Voici des éléments chiffrés pour vous aider à suivre la grande bataille qui se prépare !

13/06/26

Le départ de la 94e édition sera donné ce samedi 13 juin 2026. De 13/06/26 à 13/6/26, il n’y a qu’un petit pas. Cela ne vous rappelle rien ? C’est la longueur du tracé : 13,626 km ! Voilà un moyen mnémotechnique de vous en souvenir, si vous ne la connaissez pas encore.

3’22’’564

Le temps d'un tour parfait, et d'un record qui change de mains. En Hyperpole, Dries Vanthoor (BMW M Hybrid V8 #15, BMW M Team WRT) signe le nouveau meilleur tour de la piste en Hypercar. Il efface la référence de Jack Aitken, auteur d'un superbe 3'22''742 en 2025 — l'année où sa Cadillac menait un doublé. La pole vit désormais sous la barre des 3'23''. Mais souvenez-vous : sur 24 heures, le rythme n'est plus le même. Le meilleur tour en course, lui, reste la propriété de Sébastien Bourdais, 3'26''063 l'an dernier. Entre l'éclair d'un tour et l'usure d'un jour, tout l'art du Mans.

Si une BMW s'impose dimanche à 16 heures, il s'agira du second succès de la marque après 1999.
Si une BMW s'impose dimanche à 16 heures, il s'agira du second succès de la marque après 1999.

3’52’’433

Il y a des pilotes qui apprivoisent un tour comme on apprend une partition. Mattia Drudi en fait partie. Pour la deuxième année de suite, il s'empare de l'Hyperpole LMGT3 et offre à Aston Martin sa 71e pole position dans l'histoire du Championnat du monde d’endurance FIA WEC depuis 2012. Mieux : la marque devient la première à totaliser cinq Hyperpoles depuis la naissance du LMGT3 en 2024. Drudi, lui, rejoint un cercle très fermé — celui des pilotes ayant déjà signé au moins deux poles dans la catégorie, aux côtés de Sarah Bovy, Eduardo Barrichello et Finn Gehrsitz.

9

Neuf. C'est le nombre de vainqueurs des 24 Heures que Ferrari aligne sur la grille. Les trois équipages sacrés en 2023, 2024 et 2025 n'ont pas bougé d'une virgule : la Scuderia avance avec la mémoire dans les bagages. Toyota n'est pas loin, avec cinq anciens lauréats — seul Nyck de Vries n'a pas encore connu ce frisson-là. Ailleurs, la victoire se compte à l'unité : Earl Bamber chez Cadillac, Loïc Duval chez Peugeot, André Lotterer chez Genesis. Et puis il y a ceux qui n'ont encore rien gagné ici — Alpine, Aston Martin, BMW — et qui brûlent d'écrire la première ligne de leur légende. Au Mans, l'expérience est une arme. Jamais une garantie.

  • Genesis aligne dans ses rangs un ancien vainqueur, André Lotterer.
  • Ferrari est le seul constructeur au départ dont tous les pilotes comptent déjà une victoire !
  • Nyck de Vries est le seul pilote Toyota à ne pas connaître la joie de la victoire au Mans,
  • Genesis aligne dans ses rangs un ancien vainqueur, André Lotterer.
  • Ferrari est le seul constructeur au départ dont tous les pilotes comptent déjà une victoire !
  • Nyck de Vries est le seul pilote Toyota à ne pas connaître la joie de la victoire au Mans,
  • Genesis aligne dans ses rangs un ancien vainqueur, André Lotterer.
  • Ferrari est le seul constructeur au départ dont tous les pilotes comptent déjà une victoire !
  • Nyck de Vries est le seul pilote Toyota à ne pas connaître la joie de la victoire au Mans,
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Genesis aligne dans ses rangs un ancien vainqueur, André Lotterer.

10 ans

Cela fait 10 ans, déjà, que Porsche s’est imposé avec la 919 Hybrid #2 partagée par Romain Dumas, Marc Lieb et Neel Jani. Une victoire acquise au prix du  dénouement si cruel de la course. En tête à l’approche de son dernier tour, Kazuki Nakajima (associé à Anthony Davidson et Sébastien Buemi sur la Toyota TS050 #5) filait vers la première victoire du constructeur nippon. Mais une perte de puissance dans les Hunaudières avait ralenti sa marche triomphale.

13

La France est le pays le mieux représenté sur la grille de départ, avec 13 équipes et 31 pilotes ! Les tricolores sont les plus nombreux en Hypercar (11) et en LMP2 (13). La catégorieLMGT3, en revanche, est l’apanage des Britanniques (12) .

Le Royaume-Uni, 11 équipes et 30 pilotes, est ainsi le deuxième pays le mieux représenté, devant l’Italie (huit équipes, 16 pilotes).

19 ans

C’est la moyenne d’âge de l’équipage le plus jeune au départ cette année : associés sur l’Oreca 07-Gibson #37 Cool Racing – Adrien Clomesnil / Ian Aguilera / Theodor Jensen. 19 ans, 2 mois et 18 jours, pour être très précis.

  • Sur la #37, le plus jeune équipage de l'histoire des 24 Heures du Mans.
  • Sur la #4, John Farano est le plus âgé au départ de cette édition 2026.
  • Sur la #37, le plus jeune équipage de l'histoire des 24 Heures du Mans.
  • Sur la #4, John Farano est le plus âgé au départ de cette édition 2026.
  • Sur la #37, le plus jeune équipage de l'histoire des 24 Heures du Mans.
  • Sur la #4, John Farano est le plus âgé au départ de cette édition 2026.
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Sur la #37, le plus jeune équipage de l'histoire des 24 Heures du Mans.

24

C'est la 24ᵉ participation de Romain Dumas aux 24 Heures du Mans, un record parmi les pilotes actuellement en activité. Double vainqueur (2010 avec Audi, 2016 avec Porsche), le Nîmois est au volant de l'ORECA #48 de sa propre structure, RD Limited, avec Tristan Vautier et Fred Poordad. 24 heures. 24ᵉ fois. Un signe du destin ?

40

40 pilotes participent pour la toute première fois aux 24 Heures du Mans. Ils sont 23 en LMGT3, 16 en LMP2… et Victor Martins est le seul en Hypercar. Tous se souviendront, longtemps, de la première fois où ils ont vu la nuit tomber sur les Hunaudières.

Unique débutant en Hypercar, Victor Martins (à gauche) fait partie des Français en lutte pour la victoire, tout comme Théo Pourchaire (Peugeot).
Unique débutant en Hypercar, Victor Martins (à gauche) fait partie des Français en lutte pour la victoire, tout comme Théo Pourchaire (Peugeot).

44

44 voitures sont chaussées en pneumatiques Goodyear pour cette nouvelle édition des 24 Heures du Mans. Le manufacturier est l’équipementier exclusif des catégories LMP2 et LMPGT3. Michelin équipe de son côté les 18 Hypercars, et cherchera à décrocher une 29e victoire d’affilée. Le premier succès de cette série remonte à 1998, avec la 911 GT1 du trio Allan McNish, Laurent Aïello et Stéphane Ortelli.

47

47 ans, trois mois et six jours séparent le benjamin du doyen de cette 94e édition. Le plus jeune, le Mexicain Ian Aguilera (CLX Motorsport #37), s'élance à 19 ans, deux mois et 18 jours, pour sa toute première apparition dans la Sarthe. Né le 14 mars 2007, il fait partie de la nouvelle vague qui découvre Le Mans. En face, le Canadien John Farano (DKR Engineering #3), 66 ans, cinq mois et 24 jours, déjà fort d'une participation, prouve que le feu ne s'éteint pas avec les années. Deux générations, une même fièvre. Le Mans ne demande pas votre âge — seulement votre engagement.

58

C’est le nombre d’anciens vainqueurs au départ, toutes catégories confondues. Parmi eux, 19 anciens vainqueurs au général.

Les 19 vainqueurs au général présents sur la grille 2026

  • Sébastien Buemi — 4 victoires (2018, 2019, 2020, 2022) — Toyota
  • André Lotterer — 3 victoires (2011, 2012, 2014) — Audi
  • Brendon Hartley — 3 victoires (2017, 2020, 2022) — Porsche et Toyota
  • Earl Bamber — 2 victoires (2015, 2017) — Porsche
  • Romain Dumas — 2 victoires (2010, 2016) — Audi et Porsche
  • Alessandro Pier Guidi — 1 victoire (2023) — Ferrari
  • Antonio Fuoco — 1 victoire (2024) — Ferrari
  • Antonio Giovinazzi — 1 victoire (2023) — Ferrari
  • James Calado — 1 victoire (2023) — Ferrari
  • José María López — 1 victoire (2021) — Toyota
  • Kamui Kobayashi — 1 victoire (2021) — Toyota
  • Loïc Duval — 1 victoire (2013) — Audi
  • Miguel Molina — 1 victoire (2024) — Ferrari
  • Mike Conway — 1 victoire (2021) — Toyota
  • Nicklas Nielsen — 1 victoire (2024) — Ferrari
  • Phil Hanson — 1 victoire (2025) — Ferrari
  • Robert Kubica — 1 victoire (2025) — Ferrari
  • Ryo Hirakawa — 1 victoire (2022) — Toyota
  • Yifei Ye — 1 victoire (2025) — Ferrari

Il est intéressant de noter que deux de ces anciens vainqueurs ont brillé avec deux constructeurs différents : Brendon Hartley (Porsche puis Toyota) et Romain Dumas (Audi puis Porsche). Romain Dumas pourrait décrocher un succès avec un troisième constructeur (Oreca), mais les LMP2 ne devraient pas se battre pour la victoire au général. Idem pour José María López. L’ancien vainqueur avec Toyota est engagé en LMGT3 avec Lexus. En revanche, André Lotterer (Genesis GMR-001-Hypercar #17) pourrait compter une quatrième victoire et compléter son épopée Audi. Earl Bamber, lui, pourrait avoir deux succès avec deux constructeurs s’il s’impose avec Cadillac (après sa victoire Porsche).

Sébastien Buemi vise un cinquième succès en Sarthe, pour rejoindre Derek Bell, Frank Biela et Emanuele Pirro.
Sébastien Buemi vise un cinquième succès en Sarthe, pour rejoindre Derek Bell, Frank Biela et Emanuele Pirro.

75

Il y a 75 ans, au Mans 1951, une modeste voiture allemande prenait le départ pour la première fois dans la Sarthe. La Porsche 356 SL, confiée à Auguste Veuillet et Edmond Mouche, terminait 20e au général et s'imposait dans sa catégorie. Un résultat anecdotique en apparence, mais cette victoire de classe ouvrait la plus grande histoire entre un constructeur et les 24 Heures du Mans. Porsche compte 19 victoires au général (acquises entre 1970 et 2017, record absolu).

Dans la nuit mancelle, les #91 et #92 vont perpétuer la tradition des Porsche au Mans, qui est vivante depuis 75 années.
Dans la nuit mancelle, les #91 et #92 vont perpétuer la tradition des Porsche au Mans, qui est vivante depuis 75 années.

350,7 km/h

Avec 350,7 km/h, Jules Gounon (Alpine A424 #35 Alpine Endurance Team) est le seul à avoir passé le cap des 350 km/h cette semaine. L’une des plus hautes vitesses enregistrées depuis 2007, première année de la lutte Audi / Peugeot. Les R10 ouvertes et les 908 fermées fonçaient à… 351 km/h. Depuis, seul Stoffel Vandoorne (sur une BR1, en 2019) a franchi les 350 km/h (350,1 km/h). Pour trouver trace de vitesse plus élevée, il faut remonter à 1993 en essais (au-delà de 360 km/h pour les Porsche 962C) et à 1990 en course (353 km/h pour une Jaguar XJR-12).

1 963

Ils sont près de 2000 commissaires à permettre à la course de se dérouler en toute sécurité. Citons aussi 71 chauffeurs Scorpion et 19 personnes de l’Intervention Rapide, soit 2 053 bénévoles affectés à la piste. 22 nationalités se retrouvent parmi ces passionnés, avec 319 commissaires étrangers.

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