Sir Stirling Moss et les 24 Heures du Mans
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Sir Stirling Moss et les 24 Heures du Mans

Sir Stirling Moss est décédé dimanche 12 avril, à l’âge de 90 ans. Il avait rayonné sur le sport automobile pendant de nombreuses années et dans diverses disciplines. Aux 24 Heures du Mans, il n’a peut-être jamais gagné mais il a participé à la légende de la classique de l’endurance. En trois épisodes, suivez cette semaine le parcours de Sir Stirling Moss dans la Sarthe. Aujourd’hui, les différents équipiers de Moss dans la Sarthe.

Entre 1951 et sa découverte des 24 Heures du Mans, auréolée d'un nouveau chrono référence établi par ce rookie britannique, et 1961, sa dixième et dernière participation dans la Sarthe, Stirling Moss a poursuivi une carrière remarquable et remarquée, dans de nombreuses disciplines. Au Mans, comme en F1, ce pilote talentueux, à l'esprit de compétition aussi vif que sportif, n'a jamais décroché le graal: une victoire aux 24 Heures du Mans ou un titre mondial de F1. Cependant, le parcours et les performances de Moss ont largement contribué à la légende du sport automobile.

Dans la Sarthe, ses statistiques sont les suivantes : 10 participations, 7 abandons, 2 deuxièmes places et un retrait volontaire (en 1955, après la décision de Mercedes suite au terrible accident qui frappa cette édition). Ses machines ont souvent été parmi les favorites : différentes Jaguar, XK 120 C, la type D, la mythique Mercedes 300SLR, Ferrari 250GT, Aston Martin DB3S ou DBR1 ou Maserati 450S. Alors qu'il évolue en F1, discpline individuelle, il s'adapte parfaitement à l'endurance et au fait de partager son volant, sa machine. Au Mans, il développe quelques spécifités comme sa préparation au départ en épi, cette course à pieds jusqu'à la voiture, son saut dans la machine avant de s'élancer en piste. Le danger n'est pas une question pour lui, à l'époque, il reconnait une certaine stimulation à la difficulté de l'exercice sur ce légendaire circuit. Voilà quelques années, Sir Stirling Moss confiait ainsi : ''L'ambiance des 24 Heures du Mans pendant les années 1950 était fantastique, avec tous ces gens qui venaient, campaient la nuit sur le circuit [ ... ] Il ne fait aucun doute que le sport automobile est là pour faire progresser les voitures. Et je crois que dans ce domaine, une course comme les 24 Heures du Mans est l'une des plus grandes contributions qui soient."

Lors de ses dix participations, 1951, 1952, 1953, 1954, 1955, 1956, 1957, 1958, 1959 et 1961, Moss, déjà reconnu dans ce milieu, fera équipe avec des pilotes ''stars'', qui deviendront des références. Pour débuter en 1951, il évolue auprès d'un compatriote, jack Fairman, qu'il retrouve en 1959. En 1952, 53 et 54, il partage ses Jaguar avec Peter Walker, vainqueur des 24 Heures du Mans en 1951 avec Jaguar. En 1955, le duo phare de cette édition et favori est composé de Moss et de Juan Manuel Fangio, déjà double champion du monde de F1 alors. Ils sont en tête lorsque Mercedes décide de quitter la course. En 1956, il retrouve Peter Collins, avec qui il rivalise en courses depuis les premières années de sa carrière, qui lui aussi connaîtra l'ardeur d'un duel avec Fangio, pour décrocher le titre de F1 (chez Ferrari). En 1957, Moss partage sa Maserati avec l'américain Harry Schell (1957). En 1958, il roule avec Jack Brabham, futur triple champion de monde de F1 (59, 60 et 66) avant de se retrouver pour sa dernière participation associé à Graham Hill, futur détenteur (unique) de la triple couronne (titre mondial de F1, victoire à Indianapolis et aux 24 Heures du Mans).

PHOTO : 24 HEURES DU MANS 1956: à l'arrivée des 24 Heures, Stirling Moss est au volant de l'Aston Martin DB3S, 2e au général associé à Peter Collins. Assis coté passager Peter Collins, assis sur l'aile, David Brown, le patron d'Aston Martin. 

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