Hermano da Silva Ramos, le doyen des pilotes, s’est éteint
Retour

Hermano da Silva Ramos, le doyen des pilotes, s’est éteint

L’Automobile Club de l’Ouest a appris avec émotion la disparition d’Hermano da Silva Ramos, doyen des pilotes des 24 Heures du Mans et de Formule 1, décédé à Biarritz à l’âge de 100 ans. Pilote franco-brésilien né à Paris le 7 décembre 1925, il occupait une place singulière dans l’histoire du sport automobile, entre élégance, fidélité et passion intacte pour la compétition.

Fils d’un père brésilien et d’une mère française, Hermano da Silva Ramos avait découvert très tôt le goût de la vitesse et de la mécanique. En 1953, il recevait des mains de Charles Faroux, alors Directeur de Course des 24 Heures du Mans, le trophée du vainqueur du rallye sarthois Sablé-Solesme, remporté au volant d’une Aston Martin DB2. Un premier lien fort avec la Sarthe, avant de prendre, dès l’année suivante, le départ de ses premières 24 Heures du Mans.

En 1954, il s’aligne sur une Aston Martin DB2/4 partagée avec Jean-Paul Colas. Il revient ensuite en 1955 et 1956 sous les couleurs de Gordini, associé successivement à Jacques Pollet puis André Guelfi. En 1959, pour sa quatrième et dernière participation, il prend le volant d’une Ferrari 250 TR aux côtés du Britannique Cliff Allison. Quatre départs, quatre voitures de caractère, quatre souvenirs liés à une époque héroïque de l’endurance, même si l’arrivée des 24 Heures du Mans devait toujours se refuser à lui.

Hermano da Silva Ramos fut également l’un des représentants de cette génération de pilotes capables de passer d’une discipline à l’autre avec naturel. Pilote Gordini en Formule 1, il disputa sept Grands Prix du Championnat du monde entre 1955 et 1956 et inscrivit deux points, portant avec lui cette double culture franco-brésilienne qui faisait toute sa singularité.

Après sa carrière sportive, Hermano da Silva Ramos s’éloigna des circuits sans jamais rompre le lien avec le sport automobile. Installé au Pays Basque, il continua de suivre la Formule 1 et les 24 Heures du Mans avec une affection intacte. Il conserva aussi des liens profonds avec plusieurs figures majeures de son époque, de François Cevert à Jean-Pierre Beltoise, en passant par Alain Prost.

En 2012 puis en 2014, il était revenu sur le circuit des 24 Heures dans le cadre de Le Mans Classic. Ces retours avaient été l’occasion de retrouvailles émouvantes avec l’histoire, les amis, les souvenirs et même son Aston Martin de 1954. En 2013, l’ACO l’avait également honoré lors des célébrations du 90e anniversaire des 24 Heures du Mans, en l’intronisant au Hall of Fame des pilotes brésiliens ayant marqué l’histoire de l’épreuve.

Avec sa disparition, les 24 Heures du Mans saluent l’un des derniers témoins d’une époque fondatrice, celle des gentlemen drivers, des grandes marques historiques et d’un sport automobile empreint d’aventure. Hermano da Silva Ramos laisse le souvenir d’un pilote élégant, discret, profondément attaché au Mans, et d’un homme dont la passion pour la course n’a jamais cessé de vivre.

À sa famille, à ses proches et à tous ceux qui l’ont connu, l’Automobile Club de l’Ouest adresse ses plus sincères condoléances.

Partenaire Majeur

Partenaires premium

Partenaires officiels

Tous les partenaires